formation

La maison de Lionel

J’étais infirmière et pour donner vie à un projet qui me tenait à cœur, j’ai passé un diplôme de cadre de santé. Ceci afin de créer et de pouvoir diriger cette maison d’accompagnement pour personnes en fin de vie, atteintes d’une pathologie grave, en phase terminale. Une maison comme « un chez soi » où l’écoute et le souci du bienêtre de l’Autre est essentiel

Ma conviction spirituelle est que la vie n’est qu’énergie, et que le but ultime de chaque Être humain est de la transformer et de la monter en fréquence vibratoire.

J’ai le souhait de transmettre ce message, vieux comme le monde, que la mort n’est pas la fin de la vie, mais la fin d’une Existence terrestre.

C’est un passage, une transformation ultime de cette énergie vibrante de la Vie sortant de son enveloppe charnelle pour aller expérimenter une autre dimension.

Accompagner le soignant

Les personnes à former en priorité sont les soignants déjà au contact de la mort et qui savent prendre en charge la douleur.

Mais sont-ils préparés à accompagner spirituellement la mort ?

Il me semble important d’accompagner le soignant à écouter sa propre énergie et à apprendre à guérir ses propres souffrances pour qu’ils puissent totalement investir son rôle d’accompagnant.

Accompagner un mourant c’est apprendre à :

  • Recevoir la parole
    C’est apprendre à écouteret à apaiser le mourant pour l’aider à poser ses valises afin de délester son âme.
  • Être dans la gratitude
    C’est apprendre à savoureret à remercier ce qui se joue.
  • Être dans la présence, C’est être là, dans le silence.

Pour cela il me faut savoir m’accompagner moi-même et apprendre à :

  • Entendre ses propres souffrances ….car comment entendre celle de l’Autre si je ne sais pas entendre les miennes ?
  • C’est apprendre à s’écouter dedans …car comment écouter dehors si je ne sais pas écouter en moi ?
  • C’est apprendre à savourer et à remercier pour ce qui se passe dans ma vie….
  • C’est savoir être dans ma présence et dans mon silence intérieur pour entendre ce qui se joue, se dit en moi……

C’est finalement aider le soignant à acquérir une vision spirituelle de l’accompagnement en fin de vie, car il doit aussi pouvoir éventuellement pallier au manque de travail intérieur du mourant, afin de permettre à l’âme de trouver une forme de légèreté et de sérénité.

Mais pour que le soignant puisse totalement recevoir le mourant, il faut qu’il soit d’abord capable d’écouter et de guérir ses propres souffrances. Il faut nettoyer sa maison pour être prêt à recevoir !

Voilà le défi que je caresse dans le secret de mon être, former une équipe pouvant recevoir le dernier souffle du vivant et l’aider à passer le plus sereinement possible ce passage..